La fortune d’Albert Spaggiari bâtie sur le légendaire braquage de Nice

Il fut un criminel français surtout connu pour avoir organisé en 1976 le célèbre cambriolage de la Société Générale à Nice. Spaggiari est particulièrement célèbre pour avoir dirigé une bande qui a creusé un tunnel à travers les égouts de la ville afin d’accéder à la salle des coffres — le tout sans utiliser d’armes.
Son histoire a inspiré plusieurs films, dont Sans arme, ni haine, ni violence (intitulé en anglais The Easy Way) et The Great Riviera Bank Robbery.
Jeunesse
Albert Spaggiari est né le 14 décembre 1932 à Laragne-Montéglin, dans le département des Hautes-Alpes, en France, de Richard et Marcelle Spaggiari. Son père est décédé alors qu’Albert était encore très jeune, en 1935, et il a ensuite été élevé à Hyères par sa mère, qui tenait une boutique de lingerie.
À l’âge de dix-neuf ans, il s’est engagé dans l’armée française comme parachutiste et a été envoyé combattre pendant la Première guerre d’Indochine. Durant cette période, il fut impliqué dans un incident violent pour lequel il fut jugé par un tribunal militaire et condamné à quatre ans de prison.
Carrière
Après avoir purgé ses peines de prison, Spaggiari s’installa à Nice, où il travailla comme photographe. Peu à peu, il s’impliqua dans la politique extrémiste, rejoignant l’Organisation armée secrète (OAS), un groupe opposé à l’indépendance de l’Algérie.
Son acte le plus célèbre demeure le cambriolage de la Société Générale en 1976, à Nice : il planifia et dirigea une opération audacieuse visant à creuser un tunnel depuis le réseau d’égouts de la ville jusqu’aux coffres de la banque. Pendant le braquage, son équipe déroba de l’argent liquide, des titres financiers et des bijoux, laissant derrière eux un message célèbre : « sans armes, ni haine, ni violence ».
Arrêté et présenté devant le tribunal, Spaggiari réussit une évasion spectaculaire : il détourna l’attention du juge en lui montrant des documents, sauta par la fenêtre sur une voiture stationnée, puis s’enfuit à moto. Il ne fut jamais repris.
Plus tard dans sa vie, il aurait été en contact avec la police secrète chilienne (la DINA), sous le nom de code « Daniel », et aurait mené certaines opérations pour leur compte. Jugé par contumace, il fut condamné à la réclusion à perpétuité, mais demeura libre jusqu’à sa mort.
Fortune d’Albert Spaggiari
En 2025, la fortune estimée d’Albert Spaggiari est d’environ 10 millions de dollars, provenant principalement du cambriolage de la Société Générale de Nice en 1976.
Avec son équipe, il creusa un tunnel à partir des égouts de la ville pour atteindre la salle des coffres, d’où ils dérobèrent environ 46 millions de francs en espèces, or et bijoux — soit l’équivalent de plusieurs millions de dollars aujourd’hui.
Avant cela, il tenait un petit studio de photographie à Nice, qui ne lui rapportait que peu d’argent. La colossale fortune acquise grâce à ce cambriolage demeura sa principale source de richesse.


