Michel Neyret Fortune : Comment sa carrière a façonné sa richesse

Michel Neyret est né le 12 avril 1956 à Landres, un village du Pays-Haut (dans le nord de la Meurthe-et-Moselle), en Lorraine, France. Il a passé toute son enfance et son adolescence à Landres. Neyret a grandi dans une famille ouvrière : son père était mineur de charbon et sa mère ménagère. Son père était originaire d’Alsace. Plus tard, Neyret a poursuivi des études supérieures en droit, obtenant une maîtrise en droit. Il a souvent déclaré qu’il avait été attiré « par une vie d’action » dès son plus jeune âge.
Début de carrière
Michel Neyret a suivi une formation en droit avant d’intégrer la Police nationale à la fin des années 1970. Il gravit les échelons de la police judiciaire, servant d’abord dans plusieurs unités régionales (notamment à Versailles et à Meaux) avant d’être muté à Lyon. Au début des années 1980, Neyret rejoignit la police lyonnaise et fut rapidement affecté à la Brigade de Recherche et d’Intervention (BRI), l’unité antigang de la ville. Pendant environ deux décennies (du milieu des années 1980 jusqu’en 2004), il commanda l’élite antigang de Lyon, se forgeant une réputation d’enquêteur tenace dans la lutte contre le crime organisé.
| Net Worth | 1 million et 5 millions de dollars |
|---|---|
| Date de naissance | 12 avril 1956 – Landres, France |
| Âge (en 2025) | 69 ans |
| Nationalité | Française |
| Profession | Ancien commissaire de police |
Ascension professionnelle et postes clés
En novembre 2004, Neyret fut muté sur la côte méditerranéenne, où il prit la tête de la police judiciaire de Nice. Il y fut promu au grade de commissaire divisionnaire et dirigea la PJ niçoise pendant trois ans.
En 2007, à la demande de sa hiérarchie, il revint à Lyon pour occuper le poste de directeur adjoint de la Direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ) de Lyon. À ce titre, Neyret était le numéro deux de la PJ lyonnaise et supervisait les enquêtes majeures de la région. Il exerça ces fonctions de 2007 à 2011, encadrant un large éventail d’investigations criminelles et dirigeant les divisions antigang et stupéfiants.
Réalisations majeures
Tout au long de sa carrière, Neyret reçut des distinctions nationales et une large reconnaissance publique pour ses réussites opérationnelles. En 2004, le gouvernement français lui décerna la Légion d’Honneur (chevalier) pour services « exceptionnels » rendus à l’État. Collègues et supérieurs le décrivaient comme un enquêteur « excellent, voire exceptionnel », soulignant ses résultats constants dans des affaires particulièrement complexes.
Sous son commandement, la BRI de Lyon fit la une des médias en démantelant des réseaux criminels dangereux. Par exemple, son équipe contribua au démantèlement d’une cellule terroriste islamiste en 1995 et à la traque de plusieurs évadés en 2003. Au fil des années, son unité obtint de nombreuses condamnations pour trafic de drogue, braquages à main armée et activités de criminalité organisée. Ces opérations à fort retentissement poussèrent la presse locale à le surnommer le « superflic » lyonnais, réputé pour avoir freiné l’influence du milieu criminel. Son style de commandement, direct, impliqué et charismatique, fit de lui une figure publique reconnue à Lyon.
Développements récents
La carrière de Neyret prit fin brutalement en 2011. En septembre de cette année-là, il fut placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête très médiatisée sur des faits présumés de corruption policière. Les procureurs l’accusèrent d’avoir accepté des séjours de luxe et divers cadeaux de la part d’informateurs criminels en échange de renseignements confidentiels, ainsi que d’avoir détourné des stupéfiants saisis afin de récompenser certaines sources. Il fut mis en examen la même année pour corruption passive, trafic d’influence, association de malfaiteurs et trafic de stupéfiants. Neyret passa plusieurs mois en détention avant d’être assigné à résidence en 2012. Il fut démis de ses fonctions et suspendu par le ministère de l’Intérieur.
En 2016, Neyret fut jugé à Paris et reconnu coupable de corruption et d’infractions connexes. Le tribunal le condamna à deux ans et demi d’emprisonnement, dont un an et demi avec sursis, assortis d’une interdiction à vie d’exercer dans la police. Ayant déjà passé huit mois en détention provisoire, il n’eut pas à retourner en prison. Il fut également radié de la Légion d’Honneur à la suite de sa condamnation.Aujourd’hui, Neyret n’occupe plus aucune fonction dans les forces de l’ordre ; il a officiellement pris sa retraite avec une pension de commissaire et s’est tourné vers des activités privées. Sa chute a fait l’objet d’une vaste couverture médiatique, mais son héritage au sein de la police , celui d’un ancien spécialiste antigang longtemps admiré, demeure notable.
Fortune de Michel Neyret
En 2025, la fortune nette de Michel Neyret n’est pas documentée par des sources officielles. Certains sites en ligne estiment qu’elle se situerait entre 1 million et 5 millions de dollars, mais aucune publication financière majeure ne l’a confirmé. Neyret a gagné sa vie au cours de sa longue carrière comme commissaire divisionnaire, notamment en tant que numéro deux de la police judiciaire de Lyon. Les rapports de l’enquête pour corruption ont révélé qu’il menait un train de vie luxueux et qu’il avait accepté des cadeaux de valeur, tels que des voitures haut de gamme et une montre Cartier. En résumé, sans vérification indépendante, toute estimation de sa fortune doit être considérée avec prudence.


